Départ de Campo Moro pour Bonifacio

Publié le par Dan

C’était le jeudi 9 juillet 1999

Ce matin le bulletin diffusé par Radio Bleue annonce un fort vent de sud, soufflant en rafales, voir même des risques d'orages.

Fini les bains de soleil sur le pont, le ciel est couvert.

On prend un ris et on réduit le foc.

Pour rejoindre notre destination il va falloir tirer des bords.

Dés la sortie du golfe, le bateau bondit d'une vague à l'autre, les barreurs se régalent.

Quand on n’est pas de quart, on regagne sa couchette, où bercé par la mer on plonge dans un demi-sommeil favorable aux rêves ou de cauchemars selon l'humeur du moment.

Nous arrivons à destination là a nuit tombée. Les lumières de la ville haute brillent sur la falaise.

L'entrée du goulet depuis le large est invisible, seul un petit feu rouge clignotant nous permet de repérer la faille dans la falaise qui nous conduira au port.

Les mauvaises conditions météo ont rassemblé les plaisanciers dans cet abris. Après avoir déambulé dans un espace restreint au milieu des pontons et des quais, nous nous décidons pour une place à couple d'un bateau déjà lui-même dans cette configuration. Ce sont des hollandais qui gentiment nous aide à terminer notre amarrage.

 

Le port est un peu abrité du vent fort, mais le plan d’eau est calme.

Les drisses claquent sec contre les mats, la circulation automobile et la foule des touristes tout prés des pontons est bruyante, l'endroit n'est pas très reposant.

Un repas rapide, un petit tour sur le port, et après cette journée très tonique tout le monde s'endort rapidement à en juger par les ronflements de certains.

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