De Hyères vers le large

Publié le par Dan

C’était le lundi 6 juillet 1999 :

Ce matin dés la sortie du port, une bonne brise de mer, nous oblige à naviguer au prés dans la rade.

Au large le ciel et chargé, mais pour l'instant le soleil brille. Nous nous glissons entre l'île de Porquerolles et celle de Port Cros, où le courant d'air est plus capricieux.

Puis, le vent faiblit régulièrement, et nous abandonne un peu après-midi.

Enfin dégagés des côtes, c’est notre premier jour en haute mer, l'équipage n'est pas encore bien amariné. Vers midi au moment du repas personne n'a grand appétit et ne se sent suffisamment à l'aise pour descendre dans le carré préparé un repas. Finalement je confectionne quelques sandwichs que l'ont dévorent à l'air libre.

Dans l’après-midi nous démarrons le moteur et embrayons le pilote automatique.

Chacun somnole, bouquine ou écoute la radio.

Vers 20h00 la vie à bord et toujours aussi paisible et le moteur tourne toujours.

Le mal de mer n’est plus qu’un souvenir, et pendant qu'Agnès et Isabelle préparent une quiche et une énorme salade verte, l’agitation règne autour de la table à carte pour la programmation des quarts de navigation de nuit.

Vers 21h00 un courant d'air, ride la surface de l'eau, à l'horizon, vers le sud, le ciel est très sombre. Nous hissons les voiles plein d’espoir.

Finalement, le vent n'est pas suffisant pour tenir une vitesse moyenne de 5 nœuds nécessaire à une traversée d’une durée compatible avec notre programme : dommage ! (le bruit du moteur n'est pas très agréable pour les dormeurs des cabines arrières).

Il est temps pour ceux qui vont assurer les quarts du milieu de nuit d’aller se reposer, les autres, dans le cockpit, rêvent, surveillent la circulation de quelques cargos, lancent des éclats de voie au passage d'une étoile filante, racontent leurs vie, évoquent leurs rêves.

3h 00, ma montre sonne, je me réveille, le moteur tourne toujours, je monte sur le pont pour vérifier que tout est normal. Rien a signaler, le couple de quart me raconte quelques anecdotes, comment celle d'un bateau de pêche, il y a 1/4 d'heure, qui nous fonçait droit dessus, au risque de nous percuter,

- j’ai éclairé la grand voile avec le projecteur de pont et le pêcheur à enfin dévié sa route

me déclare le navigateur de quart.

un petit voilier n’est pas toujours bien visible avec ses petits feux de route au ras de l’eau.

La distance parcourue de 85 M, indique que la moyenne est maintenue.

Sur le livre de bord, je note que l’on me réveille lors du lever du soleil et je retourne sur ma couchette.

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