VAEROYA: paradis des oiseaux de mer

Publié le par Dan

Le vent a hurlé toute la nuit, après le petit déjeuner, nous préparons notre navigation future, vers les îles du sud, et en particulier Vaeroya, réserve protégée aux nombreux oiseaux de mer dont les fameux macareux.

Vers midi départ de Reine. Le journal local annonce du beau temps, le vent est tombé, les montagnes ruissellent de soleil. Longue traversée où alternent navigation à la voile et au moteur, longues discussions, lectures nonchalantes à l’abri du vent à se rôtir derrière la vitre du pare-brise.

Au loin l’île se dessine, haute et spectaculaire, elle possède une plaine côtière vers le S.E. avec deux longues péninsules. 

Entre celles-ci, se trouve un grand port, composé de deux parties: un vieux port de pêche et à coté le port moderne. Le premier est bordé de quais en bois pittoresques mais l’air empeste la morue, le second et situé dans une vaste baie plus saine, c’est ici que nous nous réfugions. Une seule place pour nous accueillir, entre deux bateaux de pêche contre un ponton sans confort.

Pendant qu’un groupe prépare le repas du soir, l’autre s’échappe à la découverte de l’île et à la recherche de renseignement sur le parc naturel. La végétation est composé de plantes qui se développent à ras de terre au milieu des rochers. Le village aux maisons groupées autour du port est désert mais où sont donc les habitants, des centaines de mètres de hangars semblent vides, les pavillons déserts. Au débarcadère du ferry, un petit bâtiment vitré est verrouillé, à travers les baies on peut prendre connaissance d’improbables heures d’ouvertures. Nous continuons notre errance sur l’île. Soudain, derrière une colline, un groupe de maisons et dans la rue un habitant surpris de notre présence. Il nous renseigne sur le parc naturel et nous indique l’adresse du pêcheur qui avec son bateau nous conduira vers la réserve des oiseaux de mer.

Contact établi, ce sera pour demain matin 10 h 00.

Comme prévu, le pécheur, nous transporte vers la réserve, le rocher de Mâstacffellet, petit détour par un village abandonné au fond d’un fjord à l’eau transparente, partout planent, aigles des mers, sternes, cormorans et toute l’enfance du capitaine.

L’après midi est consacré à une visite plus approfondie de l’île. Nous enfilons nos chaussures de randonnée pour l’ascension du sommet local qui culmine à 445m. Peu d’arbres, la végétation se résume à un gazon composé de fleurs, lichens et mousse, dés que nous sortons des sentiers battus, ce tapis vert élastique est très confortable. Soudain entre deux sommets, nous apercevons au loin, éclairée par une rayonnée de soleil perçant de lourds nuages, la petite île de Rost, extrémité des Lofoten, le temps nous manque pour lui rendre visite, dommage!que nous ne la connaîtrons jamais.

Retour au bateau fourbus, les joues empourprées par l’air vif.

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