Les îles Phi Phi, un an aprés le tsunami

Publié le par Dan

Nous avons retrouvé la terre c’est le moment de se dégourdir les jambes, une petite marche vers le point de vue signalé dans notre guide est la bienvenue. En cette mi-croisière le réapprovisionnement du bord est indispensable, gazole, essence, eau mais aussi un peu de nourriture « fraîche » il existe ici quelques boutiques bien approvisionnées.


Ce matin, nous sommes deux « lève tôt » à siroté un dernier café, nos objectifs, l'escalade de l'île nord vers le fameux point de vue et effectuer le plein des réservoirs de carburants.
Tant que la chaleur n'est pas trop forte nous allons "faire" le point de vue. Il faut d'abord traverser le village, à la sortie, escalader des volées de marches, puis emprunter un sentier qui conduit au belvédère. Nous traversons un hameau de maisons en bois, puis de part et d’autre de l’escalier, des cabanes en tôle sur pilotis de troncs d’arbres sont accrochées à la pente. Plus haut un hôtel en béton est en construction, tout les matériaux semblent avoir été transportés à dos d'hommes dans des sacs. Un modeste temple avec des offrandes à Bouddha semble protégé le chantier. Enfin, après trois quarts d'heure de marche nous arrivons au sommet, en nage. Nous achetons des bouteilles d'eau pour nous réhydrater et admirons le paysage, c'est superbe!
Quelques minutes plus tard, bien reposé, nous entamons la descente.
Hier nous avons repéré la boutique qui fait commerce des carburants, elle se situe prés de la jetée. Nous avons besoin de 60 litres de gasoil pour le voilier, et de 20 litres d'essence pour l'annexe.
Après de longs palabres avec une vendeuse qui comprend mal l'anglais, nous obtenons un bidon de gasoil et un d'essence, bidon qui nous sont prêtés. On doit nous le livrer, mais l’attente se prolonge, finalement, nous décidons de transporter nous même. Nous chargeons l'annexe et rentrons au bateau, plus tard nous rapporterons les bidons.
A notre arrivée, l'autre partie de l'équipage "émerge" à peine. En grillant une cigarette, il nous racontent leur soirée sur la plage à écouter un chanteur local évoqué les ravages du tsunami sur l'île. Il ont acheter un CD, mais les tentatives de lecture par l’appareil du bord reste vaines.
Nous quittons le mouillage vers 15h00 en prévoyant une heure de navigation vers l'île de Phi Phi Li et sa fameuse "Maya Bay" , baie où a été tourné en 1998 les scènes de plage du film « La Plage » avec Léonardo di Caprio et Virginie Ledoyen.
Entouré par des hautes falaises de calcaire, elle abrite trois plages de sable, la plus large, au sud est celle du film
Une grande partie de la baie est envahie par du corail peu profond à cause de la marée basse nous ne pourrons accéder au site. Ici des centaines de visiteurs viennent à la journée pour voir la plage, et plongée au milieu des les poissons, apprivoisés, nourris de la main de l’homme.
C’est un mouillage où il est préférable d’arriver en fin d’après-midi afin d’éviter les nombreux bateaux bruyants transportant les touristes.
Pour passer la nuit Il faut comme partout éviter de mouillez sur le corail que les ancres ont déjà considérablement abîmé ces dernières années, des coffres sont disponibles à l’entrée de la baie.
Nous ne visiterons pas la grotte du "Viking" qui vaut, paraît-il, le coup d’œil, il est impossible de mouiller à l’entrée à cause de la trop grande profondeur, il est trop tard pour s'y aventurer en annexe.

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