Premier jour à bord

Publié le par Daniel LAGORCE

 

Un début de croisière c’est beaucoup de contraintes la première journée : découverte du bateau, inventaire, approvisionnement, organisation de la navigation et bien d’autres petites choses…Mais ensuite, c’est quinze jours de liberté. Ca en vaut donc la peine.


Il est 7h00, quand la lumière et la rumeur de la ville sont suffisante pour me tirer de l’engourdissement du sommeil. La nuit n’a pas été très tranquille, souvent réveillé par le clapot sur les coques provoqué le long fetch de la baie, qui nous a rendu hier soir le transport en annexe inconfortable.
Rien ne presse, il nous reste encore deux heures avant le rendez-vous. Le soleil brille et la température de l’air est douce.
De jour, la baie est très belle encombrée de nombreux bateaux mais curieusement de peu de voiliers.
Ao Chalong à la pointe Sud de l’île de Phuket est un mouillage qui peut être utilisé toute l’année. C’est traditionnellement le premier port de « clearance » pour les yachts en visites. Il est composé d’une grande baie peu profonde faisant face au Sud protégée par la grande île de Koh Lon. De grandes zones de boue collante assèchent à marée basse de vives eaux, rendant l’accès à la plage en annexe impossible, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Heureusement, pendant ces périodes, on utilise la jetées de ciment de 800 mètres de long qui permettent l’accès aux annexes et aux bateaux à faible tirant d’eau.
Le mouillage s’effectue sur des fonds de vase, bien au large de la jetée car elle est utilisée tous les jours par des ferries (et les coureurs à pied). La tenue est excellente, par fort vent il arrive que certains bateaux dérapent.
La capitainerie est située à l’enracinement de la longue jetée ainsi que le Yacht Club d’Ao Chalong à 300 mètres plus au Nord sur la plage. Ce dernier ne manque pas d’activité, c’est un lieu de rassemblement pour les marins, il est possible d’y obtenir des informations nautiques, un panneau d’affichage sert de bourse aux équipiers ainsi que de puces nautiques.
Il est 9h00, petit à petit le reste de l’équipage émerge et nous nous préparons à rejoindre la terre.
Le petit déjeuner sera pris dans un bar modeste, encombré de touristes qui se préparent à partir plonger dans les environs. Après leur départ, le calme est revenu et l’on peu enfin passer notre commande.
Quelques poulets, en liberté, picorent à droite et à gauche, personne ne semble se souciés ici de la grippe aviaire. Quand est-il vraiment ?
A l’heure prévue Alex arrive pour nous aider à l’organisation de notre approvisionnement. Nous rédigeons rapidement une liste en tenant compte de ses conseils et de nos goûts. Sur sa moto équipée d’un « side-car » assez particulier, mais très courant ici, et qui sert à tous les transports. Il embarque Blandine pour se rendre dans un super marché. De notre coté nous partons à la recherche d’un distributeur de billets car les banques se feront rare en mer d’Andaman.
De retour au bateau vers 11h00, nous répartissons l’approvisionnement dans les différentes équipées du bord, et un vaste réfrigérateur bahut qui peu fonctionner 24 sur 24 (le rêve). Les produits achetés aujourd’hui se résument à de la nourriture pour le petit déjeuner, les boissons : apéros, bières, jus de fruits, eau, quelques épices, sauces et des « bases » : œufs, riz et pâtes qui permettent de composé des repas avec des produits frais poissons, légumes achetés localement. D’après notre guide, les différents mouillages disposent de petits restaus., échoppes ou cabanes de « rangers » qui peuvent servir des repas du soir bons marchés (autour de 200baths par personnes soit 4 ou 5€). Dans ces conditions pourquoi se charger ?
Vers midi on commence le tour du propriétaire.
Ce bateau est un catamaran Wharram « TIKI » de 38 pieds. Construis en bois et équipé d’un gréement traditionnel, il est en bon état et semble très pratique à vivre, il est prévu pour héberger 8 personnes (??) heureusement nous ne sommes que 4, chacun occupant une cabine séparée.
Pas d’inventaire écrit, la confiance règne, ce qui est bien agréable.
L’équipement de sécurité est réduit à son strict minimum quelques gilets flottants, le matériel pour la navigation également, quelques cartes grossièrement plastifiées, une règle de navigation dont le mode d’emploi reste mystérieux, car même Maxime n’en connaît par le mode d’emploi, un GPS, un loch/sondeur, un compas de route, une VHF, un téléphone portable, un poste de radio, un lecteur de CDs.
Vers 14h00, maxime nous quitte, repas rapide, puis vaisselle.
Il est 15h30 quand nous levons l’ancre. Pendant deux heures nous tirons des bords afin de se familiariser avec le bateau et rejoindre au nord de la baie un mouillage pour la nuit abrité de la houle par une ferme aquacole d’huîtres perlières.
Baignade, puis la nuit tombe vite. Maxime nous rejoint pour nous remettre un document important et nous propose de manger dans une petite « gargotte » locale de sa connaissance.

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